Erasmus, c'est fini...

A cinq heures du matin heure parisienne, je me suis réveillée presque en sursaut, en réalisant que l'aventure Erasmus venait de prendre fin.

On parle souvent du bad post Erasmus, et je ne serais pas étonnée d'en faire les frais dans pas longtemps.

Quelle expérience.

De l'inattendu du début à la fin.


J'y ai fait des rencontres extraordinaires.

Des gens avec qui en un regard, une parole dans une langue différente que la sienne -ou pas-, on crée déjà quelque chose. Ce mix de culture, de visages, de langues, de nourriture, de discours... 
Le fait d'être conscient que cette aventure sera éphémère nous pousse à voir les choses différemment.
Alors on est dans un état d'esprit plus positif, on veut profiter, on veut montrer le meilleur de soi et voir le meilleur des autres.
Certaines amitiés ne vont pas aller au delà de ces quelques mois, on le sait.
D'autres, vont s'inscrire dans la durée.
Je ne sais pas lesquelles, les choses se feront d'elles mêmes.


J'y ai fait une rencontre inattendue.

Ce genre de rencontre qui te fait remettre en question tes choix, qui te fait regretter de ne pas rester plus longtemps.
Ce genre de rencontre qui te laisse comme un vide, maintenant que je suis à Paris.
Ce genre de rencontre dont tu ne voulais pas forcément, mais qui t'as rendue heureuse.


Je suis tombée sous le charme d'un pays.

Le Portugal, alors que rien ne m'avait jamais poussé à m'intéresser à ce pays autrefois.
On entend beaucoup parler des séjours en Espagne et en Angleterre, mais très rarement au Portugal.
Si c'était à refaire, dans le même pays, la même ville, je dirais mille fois "oui".
C'est un pays rempli de charme, avec des rues colorées et mignonnes à souhait, la plage, la montagne. Le surf, le ski.
Un régal.


J'y ai vécu avec des colocataires magiques.

Mes deux polonaises que je n'oublierais jamais. Deux chambres face à face, trois jeunes femmes désireuses d'explorer toujours plus loin, prêtes à chanter à tue tête...
Elles ont illuminé mon quotidien.

J'y ai étudié dans une université avec certains professeurs adorables, qui n'hésitaient pas à expliquer à deux reprises leur cours, en anglais. Pedro, le prof de portugais qui nous a vus évoluer, depuis le début. Qui a supporté nos rires et nos incompréhensions.

J'y ai fait de nouvelles activités, comme le surf ou le ski.

Je me suis sentie libre.


J'ai grandi. 



Bref.


Ce fut une expérience incroyable. Et les mots ne décrivent même pas un millième de ce qu'il s'y est passé.
C'est une frustration de ne pas avoir le vocabulaire pour décrire ce genre de moments. 
Ils ne se racontent pas, ils se vivent pleinement.


Bisous,


Audrey.


Pastelaria


Empty rooms in the university...


Flatmate love




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