Le goût d'étudier...

Ce serait mentir si je vous disais que je préférais les études à l'amusement.

Malgré l'éducation que l'on m'a donnée (très poussée vers les études), j'ai toujours eu cette envie de m'amuser, de faire la fête comme mes copines de l'époque quand j'étais plus jeune, de sortir le soir, de mettre de belles tenues et de découvrir de nouveaux lieux de distraction.

Et je dois même avouer que lors de ma première année de cycle universitaire, j'ai presque eu un rejet de tout ce qui touchait au domaine académique.
J'ai complètement décroché, j'allais de moins en moins en cours, qui ne m'intéressaient même pas (ou plus ?), mon travail personnel s'est réduit au quasi-néant, bref, le décrochage.

Au contraire, je me suis amusée, j'ai découvert de nouveaux lieux, profité d'une période que je n'avais pas pû avoir plus tôt. En plus des copines, de la fête et des petit week-end hors région parisienne, j'étais dans une relation, ce qui m'occupait bien plus l'esprit que mes études.

Au fond, je dois dire que j'espérais même arrêter rapidement ces études, et me lancer directement dans le monde du travail, "comme une grande".



En arrivant en Guyane, je pense que la chose qui a marqué un changement radical a été l'université de là-bas et les professeurs qui y sont.
Mon cursus n'ayant pas changé (Langues étrangères appliquées), je m'attendais à retrouver le même ennui que j'avais à la Fac Paris Diderot. (Sans vouloir critiquer les professeurs, qui étaient très bons)

Et pourtant...

C'est dans cette Fac, toute jeune et toute neuve que j'ai retrouvé un attrait pour le travail, pour l'apprentissage. Les matières enseignées y sont tellement plus interessantes, et me parlaient tellement plus qu'il m'étais devenu naturel de me concentrer sur ce qui était dit.
Par exemple, comme nous sommes dans une zone caribéenne-sud américaine, l'histoire des civilisations qui nous y sont enseignées me semblaient bien plus pertinentes, compte-tenant le fait que je suis afro-caribéenne.

Et puis même..! Le fait d'être dans un environnement neuf, avec des professeurs qui vous parlent d'une certaine manière, avec un certain vécu, de nouvelles personnes, de nouvelles mentalités, une nouvelle langue à apprendre...

Toutes ces choses combinées m'ont redonné l'envie de poursuivre mes études, sans me sentir sous la contrainte de untel ou untel.


Après, je ne vais pas non plus sortir les paillettes et bisounours, je n'ai pas fait beaucoup de travail personnel hormis les exposés pendant cette deuxième année de licence, mais ..! J'ai retrouvé ma curiosité de voir ce qu'il se passe dans les pays voisins, que j'avais en partie perdue.



Et cela a payé, vu que je me retrouve aujourd'hui en Erasmus, dans un pays lusophone. Chose qui n'aurait pas été réalisable si j'avais gardé le même comportement qu'en première année.
Ici, à Porto, je me plais déjà. Les cours n'ont commencé que depuis une semaine, mais j'ai tellement hâte d'apprendre de nouvelles choses, de nouvelles matières ( psychologie, études des mouvements sociaux...) que j'ai envie que le temps passe un peu plus vite. 
-Pas trop non plus-

Mais pour revenir au début de l'article, contrairement à mes années d'études précédentes, je me sens beaucoup moins restreinte et frustrée du fait de ne pas pouvoir m'amuser comme je veux. Là, je suis totalement livrée à moi-même. Et ça se passera très bien.
C'est ce dont j'ai besoin pour me sentir épanouie, finalement.

Lorsque je m'amusais trop, j'ai décroché, et lorsque je ne m'amusais pas du tout, j'étais frustrée. Un cercle vicieux que je compte casser en faisant les choses posément.

And everything's gonna be alright !
Portuguese for foreigners class

Comme une enfant à son premier jour de CP !


Voilà !

Bisous

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